La dette canadienne n'est pas inquiétante, selon l'IRIS entrevue avec Julia Posca de l'IRIS




Selon un tout nouveau rapport réalisé par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), la dette fédérale actuelle n’aurait pas lieu d’inquiéter le prochain gouvernement canadien.

L’IRIS en conclut que les partis actuellement en campagne électorale «peuvent mettre de l’avant des projets ambitieux sans craindre une crise de la dette.»

En effet, c’est le Canada qui a la dette la plus avantageuse de tous les pays du G7, si l’on prend en considération le ration dette-PIB (produit intérieur brut).

La chercheuse Julia Posca, en entrevue à Québec Matin, se montre rassurante envers les chiffres récemment relevés.

«Ce ratio dette-PIB a chuté de plus de moitié dans les 25 dernières années, passant de 66% dans les années 1990 à environ 30% depuis 2010», compare-t-elle.

«Même si le gouvernement accumulait des déficits totalisant 150 G$ au cours des 5 prochaines années, soit 5 fois le plus gros déficit du gouvernement Trudeau, la dette aurait le même poids dans l’économie» souligne Mathieu Dufour, chercheur à l’Institut.

Autrement dit, «même si les déficits augmentaient, on serait encore dans une situation avantageuse», résume Julia Posca.

À cet effet, l’IRIS spécifie qu’il n’incite pas nécessairement le gouvernement à dépenser plus, mais assure qu’il y a de la marge pour le faire.

«Évidemment, si on entre en récession, il faudra évaluer la situation différemment parce que l’économie ralentirait et les paramètres changent», explique Mme. Posca.

source